Refuges LPO Les Herbiers

Dans le cadre de l'Agenda 21, cinq communes se sont engagées à aménager des refuges LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) sur leur territoire, avec le soutien de la Communauté de communes du Pays des Herbiers.

La LPO – Ligue de Protection des Oiseaux – France et son réseau d’associations locales LPO développent des espaces de préservation de la biodiversité et de découverte de la nature de proximité appelés « Refuges LPO ». logo LPO Vendee

C’est un agrément mettant en valeur des espaces qui préservent et développent la biodiversité tout en offrant à l’homme une meilleure qualité de vie.

La LPO Vendée est chargée d’accompagner et de conseiller les mairies dans l’aménagement de sites afin de maintenir voire de développer la biodiversité et de faire découvrir la richesse biologique de ces nouveaux Refuges LPO au grand public.

LA LPO

A l’heure actuelle, le réseau des Refuges compte 17 400 Refuges LPO dont 248 en Vendée (pour une superficie de plus de 486 ha).

La charte des Refuges LPO est la suivante :

  • Créer des conditions propices à l’installation de la faune et de la flore sauvages
  • Renoncer aux produits chimiques
  • Réduire l’impact sur l’environnement
  • Faire du refuge LPO un espace sans chasse pour la biodiversité
Ardelay prairies en bordure du Longuenaychâteau d'ArdelayPetit bois d'Ardelay

 

 

Inventaires complémentaires :

Val de la Pellinière

  • Il faut noter la présence de milieux très intéressants et à fort potentiel écologique :
  • Le site du Val de la Pellinière est composé d’une grande diversité de milieux humides (prairies humides, ruisseaux, grèves d’étang, bassins d’orage, mégaphorbiais…) fréquentés par des espèces rares et patrimoniales (Loutre d’Europe, Campagnol amphibie…) ;
  • Situé à l’ouest du site, l’ancien étang transformé en bassin d’orage offre l’été, lorsque les niveaux d’eau son bas, de très belles grèves d’étang sur lesquelles pousse une végétation principalement composée de petites plantes annuelles.
  • Le site étant situé dans une ancienne vallée bocagère, il reste encore de nombreux éléments paysagers liés au bocage et à forte valeur écologique : arbres creux, arbres mort sur pied, bosquets, haies multistrates (cf. arbres remarquables isolés, Figure
  • Le site englobe également un boisement mixte, appartenant anciennement au parc du château du Landreau, composé de nombreux vieux arbres à cavités.
            

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 carte LPO Val de la Pellinière

Bassin d’orage

Bien que l’inventaire des habitats ne révèle là non plus la présence d’habitats rares ou protégés, il faut noter la présence de milieux très intéressants et à fort potentiel écologique :

  • Le bassin d’orage en lui-même, qui, fortement colonisé par les roseaux et les massettes, offrent un milieu très favorable pour les limicoles, les anatidés et les passereaux paludicoles. La présence de poissons limite la reproduction des libellules et des amphibiens qui pourraient être plus abondant sur le site,
  • Les affleurements schisteux, situés au nord du bassin au niveau du replat, rendent le milieu acide et favorable à une flore rare et intéressante. Toutefois, l’entretien trop régulier du site ne rend pas évident l’appréciation de cette flore, ni son bon développement.

 

 

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 carte bassin d'orage

 bassin d'orage ancienne haie bocagère

Ancienne haies bocagères

Conclusion

Les inventaires réalisés cette année permettent une bonne appréciation de l’intérêt faunistique et floristique du site d’Ardelay, du Bassin d’orage et du secteur du Val de la Pellinière.

Sur le site d’Ardelay, les principaux enjeux sont la conservation de la colonie nicheuse de moineaux friquets, la plus importante de Vendée, ainsi que la renaturation du ruisseau du Longuenais pour les populations d’amphibiens, de poissons et de libellules.

Le site du Bassin d’orage revêt un intérêt important pour l’avifaune des zones humides, puisqu’il est fréquenté par des espèces sensibles, parfois avec des effectifs élevés. En effet jusqu’à 35 bécassines des marais ont été observées en hivernage, jusqu’à 20 bruants de roseaux en dortoir hivernal et un mâle de rousserole effarvatte est régulièrement entendu en période de reproduction.

Le secteur du Val de la Pellinière est sans doute, parmi les trois sites, celui avec le plus fort potentiel biologique. Sa position géographique en campagne, sa nature bocagère, la grande diversité de milieux aux faciès différents sont à l’origine de la grande richesse en espèces inventoriée. En effet, plusieurs espèces patrimoniales, dont certaines avec un statut de protection nationale, ont été recensées sur le site : loutre d’Europe, campagnol amphibie, agrion de mercure.

Toutefois, la conservation de ces enjeux ne pourra passer que par l’application d’une gestion adaptée et personnalisée à chaque lieu. Pour le site d’Ardelay, cela passe par le maintien des cavités nécessaires à la nidification du moineau friquet et par la renaturation du Longuenais. Le Bassin d’orage ne conservera son intérêt pour les oiseaux que si sa végétation et sa tranquillité sont préservées. Concernant le Val de la Pellinière, il est primordial de veiller à la bonne qualité des eaux, à la continuité des cours d’eau et au maintien des éléments bocagers du site.

 

Pour en savoir plus, téléchargez le rapport :

 

Rapport LPO 2013 les Herbiers web

 

 

Découvrez tous les refuges du territoire :

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Mouchamps
Les Epesses
Vendrennes
Les Herbiers